Coeur de mer

(La Mer Blue Heart en série limitée pour célèbrer le World Oceans Day)

 

La Crème de la Mer suscite convoitise autant qu’interrogations.  : Dans un univers cosmétique de plus en plus performant, comment expliquer « le miracle » de cette recette best-seller, mise au point il y a plus de 40 ans ?

Toute légende à son histoire. Et celle-ci débute dans les années 50, au cœur du labo de Max Huber, physicien pour la NASA. Une explosion de combustible de fusée le brûle grièvement au visage et le défigure à 70%. Malgré les bons soins de la médecine et de l’esthétique, les cicatrices restent indélébiles. Le chercheur décide de mettre au point lui-même un soin réparateur en s’inspirant du pouvoir régénérant des algues. Douze ans de travaux et 6000 expériences plus tard, Max Huber obtient les résultats tant espérés et commercialise sa précieuse crème dont la vente restera confidentielle. Le succès sera lui, exponentiel, sans autre publicité que le bouche-à-oreille.

Perçons le secret. La formule réunit des composants élémentaires (calcium, magnésium, potassium, fer, vitamines C, E et B12), des huiles naturelles (citron, eucalyptus, germe de blé, luzerne tournesol…), et surtout une algue brune, la Macrocystis Pyrifera, une laminaire géante connue pour ses propriétés cicatrisantes, récoltée seulement 2 fois par an sur les côtes Californiennes (ce qui explique la distribution limitée du produit). « En fait, rien n’a changé depuis la recette initiale. Le plus difficile à été de la répliquer à l’identique (lorsque le laboratoire a été acquis par le Groupe Estée Lauder en 1995, ndlr). C’est là que nous avons compris l’importance du procédé de bio-fermentation» explique la Research and Development for Max Huber Research Labs. « Bio-fermentation » ? Le procédé, à la fois simple et complexe, consiste faire macérer les algues à l’aide d’ondes sonores et lumineuses. Une immersion psychédélique qui leur permet de donner le meilleur d’elles même. Car figurez-vous que cette chimie sous ultrasons métamorphose les ingrédients en « Miracle Broth », un « bouillon miraculeux » anti-inflammatoire, apaisant, régénérant, nutritif et même anti-bactérien (ce qui confère à La Crème de La Mer une teneur moindre en agents conservateurs). Maintenue en « suspension » dans l’excipient, cette substance magique devient active à condition de « chauffer » la Crème préalablement entre les doigts avant l’application.

Ce que j’en dit: la texture fouettée est surprenante. Au départ très riche, elle fond sur la peau et devient osmotique. Quand je l’ai testé à 30 ans, je n’ai pas été bluffée et j’étais un peu dubitative car elle me faisait penser à une crème Nivéa fouettée… 10 ans plus tard, je redécouvre une texture plus fine et un effet repulpant, lissant et bonne mine immédiat en adéquation avec les besoins de ma peau de quadra. A voir sur le long terme !   



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