roja flore

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Roja Flore la brillantine

Il existe un produit capillaire légendaire, un petit bijou saphir ancien, à dénicher de toute urgence au rayon capillaire….

Taille ceinturée, gants longs et œil de biche… Dans les années 40, la mode est glamourissime autant que les chevelures lustrées et tirées à quatre épingles. De Veronica Lake à Lana Turner, les bombes Hollywoodiennes arborent des mises en plis sexy et des brushings bien roulés… Exactement les tendances de cette année ! Pour faire miroiter les cheveux façon sexy-rétro, il existe un « secret de grand-mère », que l’on peut encore dénicher sur la coiffeuse de nos aïeules ou dans les grands hypermarchés si l’on cherche bien (parfois planqué en bas du rayon capillaire sous une fine couche de poussière…). La Brillantine Parfumée Roja Flore.

Créé en 1940, cette huile bleu corindon, conditionné dans une fiole en verre, pare les cheveux d’un éclat lunaire et d’une aura parfumée (en 1947, le flacon était même pourvu d’une poire pour diffuser la brillantine sur la chevelure, un peu comme une voilette. Ah ! le chic des gestes d’antan…).

Entre brillantine et parfum (aux notes fleuries, un brin désuet), le produit a fait un carton : 8 millions de flacons sont écoulés dans les années 50’. Trois gouttes dans la paume, on frotte les mains puis on les applique sur son brushing ou sa petite tête crantée. Sublime !

Rachetée dans les années 60 par L’Oréal puis intégrée au sein des Laboratoires Garnier, la formule de la Brillantine Roja Flore n’a pas changé. Mais le produit se fait de plus en plus rare… Je lance un cri : militons pour la sauvegarde de ce petit bijou, monument du patrimoine capillaire avant qu’il ne soit définitivement en voie de disparition !•



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