La beauté de Vigée-Lebrun

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Vigée-Lebrun-Signature

Le nom de Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun ne vous dit peut-être rien, mais vous avez déjà probablement vu ses portraits dans vos livres d’Histoire. C’est la première fois qu’on lui consacre une exposition digne de ce nom et j’ai eu la chance de m’y rendre avant l’ouverture… En montant les marches du Grand Palais, je sens un sillage de roses anciennes me guider jusqu’à l’entrée. Je saurais plus tard qu’il s’agit d’une création de Francis Kurkdjan « A La Rose », parfum inspiré d’un portrait de Marie-Antoinette par Madame Vigée-Lebrun, peintre officielle de la reine, qui a également immortalisé entre autres, la princesse de Lamballe, la comtesse de Polignac, la sœur de Louis XVI, la Comtesse du Barry…

En parcourant l’expo (jolie scéno « boudoir » dans les tons poudrés), on est frappé par ce témoignage d’une époque suspendue entre insouciance et Révolution. Témoin et amie intime de ses modèles, Vigée-Lebrun saisit l’émotion, capte les personnalités de ces femmes coquettes et féministes qui désiraient parfois se montrer « au naturel » (moins fardées, en tenue d’intérieur, sans perruque…). Outre les garde-robe et les accessoires must-have de l’époque qu’elle s’amusait visiblement à peindre dans les moindres détails, sa sensibilité sur l’esthétique font que Vigée-Lebrun est pour moi, celle qui a le mieux illustré les canons et tendances  beauté du XVIIIème siècle.

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La reine du selfie. Un peu Narcisse, Madame Vigée-Lebrun a aussi excellé dans l’art de l’autoportait. Femme d’une grande beauté, elle s’est dépeint face à son miroir, chapeautée, avec ses enfants… Et en souriant tout en laissant entrevoir ses dents. A l’époque son acte féministe fût un scandale puisque personne dans le monde de l’Art n’avait osé montrer un sourire franc. Ou alors avec une connotation négative (les fous de Jérôme Bosch ou de Rembrandt par exemple).

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Peau émotionnelle. Regardez la réalité des peaux, la clarté des teints, les touches roses déposées sur les joues et les lèvres. La lumière qui vient éclairer les bombés du front et du décolleté (un peu comme celle que l’on travaille au réflécteur en studio photo). Je trouve sa peinture fascinante de minutie: le traité des cheveux, l’implantation des sourcils, la disposition des cils. Rien n’est laissé dans le flou (artistique), tout est plus vrai que nature y compris quelques couperoses. Et si l’on connait les codes du positionnement du blush (j’en avais parlé une fois ici), on peut s’amuser à déchiffrer les codes (amoureuse, amante, jeune mariée, vierge…).

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Bref, si vous êtes passionnée de mode et d’Art, si vous aimez voyager dans le temps, si vous adorez Marie-Antoinette, si vous avez envie d’une parenthèse poudrée, si vous voulez en (sa)voir plus, rendez-vous au Grand Palais dès mercredi 23 septembre. L’expo est belle et bien faite, la boutique est remplie de souvenirs chics (les bougies Cire Trudon, le parfum A La rose de Francis Kurkdjian, des foulards parfumés aux motifs d’époque…). Il y a aussi une cabine photo pour se faire un selfie à la mode Vigée-Lebrun (je n’ai pas pu le tester il était en installation…)

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Beauty code: Les blush, poudres pétales et baume (Ladurée) / L’Onguent Bio de La Belle Paule (Graine de Pastel) / La poudre blanche pour cheveux (Bumble & Bumble) / La Crème Princesse (Academie) / L’eau Triple (Buly) / parfum « A La Rose » de Francis Kurkdjan.



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