Mettre les voiles…

Photo Marc Berel

Photo Marc Berel

Sea, sel & fun. J’ai passé la semaine dernière à Saint-Tropez. Non pas pour farniente au spa du Byblos ou à la terrasse de Senequier, mais pour participer à la Coupe des Dames, une régate de filles sur des voiliers anciens. J’ai eu l’immense privilège de rejoindre l’équipage du Mariska (merci encore à notre super chef de team Pauline !), où j’ai retrouvé copines, cousine, amis et découvert des personnalités extraordinaires.

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L’équipage version jour de compet’…

Nous étions 20 à bord (il en faut des bras pour faire avancer le bolide centenaire) dont 4 garçons (parce qu’il faut aussi des bras forts et des « alpinistes » pour dompter les 370 m2 de voiles). J’aime la mer, les grands espaces et les sensations fortes, je savais un peu dans quoi je m’embarquais. Mais une telle course à bord d’un des plus beaux bateaux du monde et aussi le plus difficile à manoeuvrer était plutôt intimidant. Bref, après un check-up médical me déclarant apte, me voilà partie pour 2 jours d’entraînement, 2 jours de compet’ (et autant à faire la fête).

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L’équipage en soir de fête !

Déformation professionnelle oblige, j’ai donc minutieusement sélectionné ma trousse beauté :

NM regateObjectif : voyager léger et n’emmener que l’essentiel vu que je n’aurais pas vraiment le temps de me pomponner (excepté la soirée au Byblos). De toutes façons, sur un bateau pas de superflu « Chacun apparaît dans sa vérité » résume si justement ma clin-équipière Typhaine. Et le soleil est pareil pour tout le monde : en mer même par temps nuageux, on cuit. Donc solaires obligatoire. Mon choix s’est porté sur des 2 en 1: filtres UV  + crème teintée (la BB Sun SPF30 corps/visage de L’Oréal Paris + le compact de teint SPF10 Shiseido) ; des soins SOS pour la peau : le baume « pansement » Cicaplast de La Roche Posay qui répare les mains écorchées et petits bobos, un mini baume du Tigre en cas de muscles endoloris, mon inconditionnel sérum Advanced Night Repair Estée Lauder que j’applique jour et nuit pour éviter les rides et les coups de soleil ; et une découverte : le baume à la vitamine E Jo Malone, un gel plutôt gras, mais ô combien apaisant et nourrissant quand la peau déshydratée est sur le point de craquer. Côté cheveux, un shampoing doux à la moelle de bambou (Leonor Greyl), une crème aux protéines pour redonner de l’élasticité (Philip Kingsley) et mon huile-sérum préférée qui sent bon le linge frais (O/L Davines). Sans oublier un mini makeup pour les soirées : mascara « tattoo » 72H (Lancôme) + khôl noir (Gemey) + fard bronze waterproof (Make Up Forever). What else ?

Je ne savais pas que cette trousse si bien préparée allait tomber (avec mon sac de voyage) dans les eaux troubles du port, le soir même de mon arrivée (après une « route du rhum » à quai, j’ai mal assuré une passerelle…). Bref….. Je n’ai pu tout récupérer et je me suis débrouillée en mode « less is more » avec les moyens du bord (Je dois une fière chandelle au baume Jo Malone qui m’a servit de démaquillant + hydratant + coiffant + pansement).

Photo Marc Berel

Photo Marc Berel

Passons le rayon beauté pour revenir à la course. Physique, passionnante. Sensationnelle. Je ne vous ferais pas le débrief complet mais si vous voulez un aperçu, une équipe de TF1 a filmé l’avant course (et on est passé au JT).

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L’épreuve est si intense qu’à bord on engloutit une quantité astronomique de barres énergétiques et des hectolitres d’eau minérale. Physiquement, le corps est sur-sollicité, toujours en mouvement, les bras sont tendus sur les boots, les jambes à l’équerre ou semi-accroupies… Quant au cerveau, il est au taquet: il redouble de vigilance, de réactivité et brûle de l’adrénaline à pleins tubes. Au final, la régate a été magique. On est arrivés 7ème de la compétition, 4ème dans notre catégorie. On a tout donné, on a beaucoup partagé, festoyé et énormément rit. On s’est fait quelques frayeurs aussi, dans des conditions parfois périlleuses. Une expérience enrichissante et inoubliable.

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P.S : Je suis rentrée heureuse, les souvenirs au coeur, la tête encore en mer, avec le mal de terre (je n’ai pas encore pu regrimper sur mes talons aiguilles car ils me filent le vertige). Les mains décalquées (je dors avec des gants remplis de crème), des bleus partout (heureusement y’a l’arnica), le foie en vrac (j’infuse du desmodium, une plante détox) et les muscles si essorés que mon organisme m’a obligé à manger de la viande à haute dose. Habituée à en consommer peu (même quand je fais du trek ou des sports d’endurance), je dévorais un magret de canard dès le petit dej’, des sashimis au goûter… et je rêvais de rôtis fumants dans mon sommeil. ça a duré une semaine, le temps de récupérer. Réintégrer ma vie Parisienne et ses plaisirs beauté.

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3 commentaires on “Mettre les voiles…

  1. mum dit :

    bravo Cécile,cela ne m’étonne pas de toi!!bises

  2. Madame Zelda dit :

    ça doit vraiment être une expérience inoubliable ! Et j’avoue avoir rigolé en voyant que cette trousse de compet’, si minutieusement préparée, était partie à l’eau dès le premier soir ! (tout à fait le genre de choses qui pourrait m’arriver)

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