Je l’aimais…

IMG_5709

 

NEZstalgie Olfactive

Olfactif-affectif. Il y a des parfums qui vous marquent et vous restent en mémoire à vie, même si vous ne les portez plus. J’ai eu peu de coups de foudres (mon premier date en 1990, c’était Mûre et Musc de L’Artisan Parfumeur et j’étais ado), mais ils sont restés très vivaces. En retrouvant un flacon de L’Eau de Parfum Gucci dans un placard, je me suis souvenu de la première fois où je l’ai sentit. C’était à sa sortie en 2002, en pleine tendance du porno-chic et à l’époque, la marque avait Tom Ford comme Directeur Artistique. Flacon cube minimaliste en verre massif, lourd comme un presse-papier. Jus ambré couleur Cognac millésimé. L’objet est sublime et peu commun. J’ai vaporisé le parfum sur ma peau, et ce fût le choc. Des volutes charnelles, aromatiques, poudrées. Un sillage androgyne, tellement mystérieux qu’il en devient addictif (mon nez est resté collé à mon poignet). Si différent et pourtant tellement classique -dans la lignée d’un Shalimar- , si troublant que l’on se demande si on oserait le porter ou pas. Que même habillée on aurait l’impression d’être à demi-nue. C’est Daniela Roche-Andrier, nez chez Givaudan (à qui l’on doit aussi les exquises Infusions de Prada) qui l’a composé. Sa partition chyprée contemporaine (le thym remplace la mousse de chêne) évolue tout en rondeurs : iris et fleur d’oranger en tête, thym, cumin, vanille en cœur et un musc-clé en fond. Je fonds.

Malheureusement ce grand classique qui n’a pas eu le temps de durer, n’est plus commercialisé (il y en a encore quelques uns en circulation sur le web mais je pense que ce sont des contrefaçons). Est-ce parce qu’il n’a pas rencontré le succès escompté ? Qu’il était compliqué à fabriquer ? Trop cher à réaliser ? Trop « Tom Ford-isé » ? Probablement un peu de tout ça. En tous cas, celles qui l’ont aimé pleurent encore sa disparition en criant « Reviens ! ». Et rêvent toutes d’un come-back. Peut-être en parfum confidentiel dans les boutiques Gucci ? Une réédition en série limitée ? Je suis prête à parier qu’il y aurait rupture de stock.   

Et vous ? Avez-vous aussi la nostalgie de certains parfums disparus ? Quels sont ceux qui ont laissé une empreinte dans votre mémoire ?



2 commentaires on “Je l’aimais…

  1. StephT dit :

    C’est drôle j’en ai un flacon aussi de cette eau de parfum. Je le conserve comme un trésor, un talisman, et dont le « psshit » – rare, bien sur – m’enveloppe comme un bouclier contre la fureur du monde…

    1. Mlle C dit :

      Je dirais même comme une fourrure contre la fureur du monde !
      C’est vrai et c’est beau ce que tu dis. On l’aime hein ! Ce parfum est si rare qu’il interdit l’ivresse. En même temps il en faut si peu pour se sentir enveloppée…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

80 − 70 =